début chapitre 4 (chapitre 4 première partie)

début chapitre 4 (chapitre 4 première partie)
ce chapitre sera vraissemblablement vraiment très long^^, donc publié en plusieurs fois!^^
bonne lecture...


Chapitre 4: Tholgor



De longues heures étaient passées depuis le disparition soudaine d'Olal, mais Lybaëlle ne s'était toujours pas remise des révélations du Vekstian. Le dernier regard, si soutenu, qu'il avait adressé à Vérala, n'avait pas échappé aux yeux de l'adolescente, confirmant ainsi les doutes qui germaient petit à petit dans son esprit depuis son départ de Vraren : la guérisseuse lui cachait quelque chose. Lybaëlle ignorait, bien entendu, la teneur de l'information (ou des informations) dissimulées, mais elle certaine de deux choses: ça la concernait et c'était important.
L'ambiance urbaine, qui, le matin, avait tant plu à la jeune fille, semblait désormais érintante, si bien qu'elle ne voulait plus rester en ville. Les voix de crécelles des marchandes lui cassaient les oreilles, les couleurs criardes des tissus occidentaux avaient fini par lui donnait mal à la tête, les odeurs délicieuses de la matinée l'écoeuraient, et enfin, la multitude de citadins, plus stupides les uns que les autres, l'exacerbaient. Ses sens à vif trahissaient sa fatigue et son agacement. De plus le fait que la guérisseuse l'ignore depuis qu'elles avaient quitter la ruelle ne calmait pas sa colère, elle était hors d'elle!
« Ça ne peut plus continuer comme ça! S'exclama bientôt Lybaëlle Quand allez-vous enfin me dire ce que vous cachez depuis notre départ? Si vous croyez que je vais continuer à vous suivre aveuglement, vous vous mettez le doigt dans l'oeil! Il va falloir passer à table, et maintenant!
-Il ne faut pas t'énerver ainsi. Répondit calmement Vérala. Pourquoi donc crois-tu que je te dissimule quelque chose?
-Ne me prenez pas pour une idiote, Vérala! J'ai vu le regard que vous a lancé Olal avant de partir, et il me semble que jusqu'à présent, votre comportement envers moi n'était pas celui d'une personne entièrement sincère! Je me trompe?
-Malheureusement, non... J'admet ne pas avoir été toujours honnête avec toi, je comprend tes soupçons et je sais ce que tu ressents... Il n'est néanmoins pas l'heure de te divulguer tout ce que je sais. Tu le saura tôt ou tard. Mais pour l'instant, j'ai bien d'autres choses à t'apprendre... »

*****

« Vous m'avez fait demandé, vôtre Altesse? La sueur dégoulinait du crâne chave du capitaine, il savait sa vie en grand péril...
-Oui, Francis. Tu sais parfaitement ce que je pense de ton échec?
-Oui, votre Altesse. Le capitaine, déjà agenouillé s'inclinait de plus en plus en signe de soumission
-Dans ce cas, tu n'es pas sans savoir la fureur dans laquelle je suis plongé? S'il était furieux, le roi ne laissait rien transparaître.
-Oui, votre Majesté. La tête de Francis touchait à présent le marbre froid qui couvrait la salle du trône...
-Tu sais aussi que donner une deuxième chance n'est pas dans mes habitudes?
-Oui, votre Altesse. Son coeur battait à tout rompre...
Tu connais alors le châtiment que je réserve à ceux qui m'ont déçus?
-Oui,...
-Quel est-il?
-La mort, votre Altesse.
-C'est bien... le coeur du capitaine allait exploser. Mais aujourd'hui, je vais bafouer mes propres règles..
-La générosité et la bienveillence de votre Altesse sont sans limite...
-Tais-toi dont, imbécile! Tu ne dois la vie sauve qu'à tes résultats passés!
-Evidemment, votre Majesté...
-Ta tâche sera la même que la dernière fois: capture la fille et rammène la moi! Tu as jusqu'à demain soir. D'après plusieurs témoins, elle traîne dans les rues de Tholgor accompagnée d'une guérisseuse.
-Bien, votre Altesse.
-Mais ne crois pas que tu t'en tireras sans dommages, n'oublies pas que tu m'as mis en colère... Gardes, emmenez-le aux cachots! Le bourreau l'attends...
-Non! Pitié, mon roi!hurla le capitaine
-Francis, tu apprendras bien assez vite que je suis sans pitié quand quelque chose me déplaît... »
Le militaire hurla longtemps encore en étant trainé de force vers les sous-sols du palais, ne cessant de répéter que la fille ne lui échapperait pas cette fois-ci...

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:53

Modifié le mardi 26 février 2008 07:50

suite chapitre 4

suite chapitre 4

La tour qui se dressait devant Lybaëlle n'était ni la plus haute, ni la plus belle des tours de Tholgor, mais elle s'en rapprochait fortement. Elle était exactement comme l'avait décrite Vérala: merveilleuse. Construite de blocs de marbre blanc et de pierre polies bleues, elle s'élevait à une centaines de mètres du sol. Les larges fenêtres montraient que le bâtiment n'était opas d'usage militaire et l'abscence de balcons semblait prédire qu'elle ne contenait aucun, ou très peu de logements. La porte de la tour était semblable à celle par laquelle les deux jeunes femmes étaient entrées dans la capitale, on en déduisait donc facilment que les deux constructions dataient de la même époque. La guérisseuse, qui se tenait devant Lybaëlle se décida enfin à pénétrer dans la bâtisse, la jeune fille la suivit. L'intérieur étaait encore plus impressionant que l'extérieur. Tout était d'or, d'argent, de marbre et d'autres pierres précieuses. Le sol était couvert de tapis occidentaux d'une qualité et d'une beauté rare, de grandes colones de cristal soutenait un plafond aux gravures fabuleuses, que rappelaient habilement les peintures accrochées au mur. Le hall était presque désert, il y avait juste un petit bureau, cachaé dans un coin, sur lequel avait été placé un écriteau: « Informations ». Derrière se bureau était assis un grand homme à lunettes, les cheveux en bataille, portant fièrement une moustache ébouriffée.
« Que pui
s-je faire pour vous? Demanda-t-il sèchement sans me regarder les deux voyagueuses.
-Nous venons-voir
l'oracle. Répondit Vérala tout aussi sèchement.
-Vou
s avez rendez-vous?
-Est-c
e qu'une fille à besoin d'un rendez-vous pour voir son père?
-Comment?
-Vous m
'avez très bien comprise.
-Je vais voir avec, euh..., lui. » L'homme s'enfuit en courant dans les escaliers, trébuchant sur la première marche, ce qui fit glousser Lybaëlle. Vérala, elle, semblait préoccupée de cette visite. Elle avait annoncer à la jeune fille les liens de parenté qui existaient entre l'oracle de la capitale et elle, mais elle ne lui avait pas avoué les relations qu'ils entretenaient.
L'homme rev
int, droit et calme, suivit d'une jeune femme blonde, plutôt imposante, vêtue d'une cape verte. Elle avait le visage sévère, les lèvres pincées, le nez retroussé et les sourcils froncés. C'était une de ses idiotes de miliciennes royale, qui avaient une admiration sans limite pour le tyran et qui auraient donné leur vie pour satisfaire le moindre de ses désirs.
«
Vous êtes en état d'arrestation. Déclara-t-elle
-Oh,
non, je ne crois pas! La voix de l'homme qui avait prit la parole était grave, puissante et reposante.
- Laissez-moi faire mon trvail, votre Subliminence.
-
Ces jeunes femmes sont sous mon autorité, elles sont dans ma tour! C'est moi qui déciderai de leur sort. Maintenant, au revoir Ollea.
-Bien, votre Sublimine
nce... elle quitta le hall.
-Vérala, que fais-tu ici
? Demanda l'oracle d'une voix chaude et paternelle. Tous les différents qu'avaient le père et la fille venaient d'être oubiés, en un instant.
-Je dois trouver un refuge, nous en avons vraiment b
esoin, père... Elle poussa doucement Lybaëlle devant elle.
-Je vois... Venez par ici. » Ils gravirent tous trois
les hauts escalires dorés. Le père de Vérala les fit entrer dans une pièce au troisième étage. C'était un appartement simple, mais luxieux. Il y avait une grande fenêtre dans la pièce principale, une table et des meubles de salons. L'oracle les mena dans un bureau, des centaines d'outils magiques parsemaiient la pièce, un véritable paradis pour la jeune magicienne.
« Helë, dit-il à Lybaëlle. Je m'a
ppelle Gildas et je suis l'oracle de Tholgor. Dit-il selon les présention habituelles des oracles.
-Helë. Je m'app
elle Lybaëlle et je suis l'oracle de Vraren.
-Bienvenue à
Tholgor Lybaëlle. Mais il semble que tous ne souhaitent pas t'acceuillirent comme il se doit.
-Merci, c'est ce que
j'ai cru remarqué. Qui était cette femme, Ollea?
-Une mi
licienne.
-Une folle furieuse, complètement dingue du roi
. Ajouta la guérisseuse.
-Vous pouvez rester ici aussi lo
ngtemps qu'il vous plaira. Mais pourrais-je cependant savoir ce qui ammène deux jeunes magiciennes dans une ville telle que Tholgor?
-Nous sommes recherchées,e t nous devon
s aller au plus vite à Imladrys, néanmoins, j'ai deux ou trois détails à régler dans cette cité, père.
-Très bien,
nous en parlerons ce soir. Sur ce, mes demoiselles, cieö...
-Cieö! » Répondirent les deux jeunes femmes en choeur.

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:56

Modifié le mardi 26 février 2008 07:52

suite 2 chapitre 4

suite 2 chapitre 4
« Tu dis les avoir vues? Toutes les deux?
-Oui, capitaine. La femme évitait de regarder Francis. Le pauvre homme avait été torturé par le bourreau du roi. Sans doute devait-il le mériter...pensait Ollea. Le membre de la Garde Royale, n'avait plus la fière allure que dans le temps, quand elle l'avait connu, pour la première. C'était un beau jeune homme. Puis il avait été à la guerre, en était revenu plein de balafres, il y avait même perdu un oeil. Mais il n'avait jamais été aussi laid qu'aujourd'hui... Il lui manquait la moitié du visage, le bourreau avait du le molester longtemps et sa délicate mèche noire avait été arrachée, ce qui signifiait qu'après sa mission, il ne serait plus le Capitaine, il ne serait peut être même pas accepté dans la milice.
-Où étaient-elles?
- Chez Sa Subliminence.
-Chez l'oracle! Comment est-ce possible?
-Si j'ai bien compris, la guérisseuse est sa fille...
-Quoi? J'ai peut-être idée, ça pourrait même me sauver la mise, ou dans le pire des cas, me condamner à mort, mais c'est toujours plus enviable que le déshonneur...
-Je vous écoute.
-Parce que tu crois que je vais te le dire, sale chienne! Tu t'empresserais de le répéter au roi. Dégage!
-Bien, capitaine. Au revoir
-Oui, c'est ça, au revoir. »
Francis venait d'avoir une idée de génie, du moins, il en était convaincu. « La guérisseuse est la clé de tout ça. » se disait-il en faisant les cents pas dans la salle d'arme. Si son père n'avait jamais parlé d'elle, c'est qu'il y avait forcément une raison, ce vieil hypocrite avait toujours était vantard, il se serait vanté d'avoir une fille dédiée à la Magie Blanche, il l'aurait même fait nommée ici, à Tholgor...Il y avait forcément une explication logique, peut-être même liée à cette sale gamine, qui sait. Il devait trouver un moyen d'en être sûr... Et le plus sûr des moyens, s'était d'aller voir de ses propres yeux. Il irait voir Gildas, après tout ça fait longtemps qu'il n'avait questionné l'oracle à propos de son avenir, qui à partir d'aujourd'hui, était pour le moins incertain.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 11:20

Modifié le mardi 26 février 2008 05:30

suite 3 chapitre 4

suite 3 chapitre 4
[j'avais prévenu que c'était long!^^]


La nuit venait de tomber sur la capitale, déjà couverte de brouillard. Aucun vent ne soufflait dans l'obscurité, mais il faisait très frais, l'automne arrivait à grands pas. Un homme circulait rapidement dans les rues sinueuses et faiblement éclairées de Tholgor, il se faisait discret, évitant le peu de monde qui allait et venait encore dans la ville. Il s'arrêta dans une grande avenue. Personne. Il accéléra subitement le pas, se retrouvaant sur la grande place de l'Oracle. Toujours personne, c'était suspect. Il se précipita alors dans la haute tour qui lui faisait face. Il n'y avait pas un chat dans le hall d'or, de marbre et de cristal qu'il avait si souvent parcouru. L'homme s'apprêtait à quitter le bâtiment quand celui qu'il cherchait descendit soudainement les escaliers.

« Bonsoir Francis. Il est un peu tard pour une visite de courtoisie, non?
-Escusez-moi de vous déranger ainsi, votre Subliminence, mais je dois vraiment vous consulter à propos de mon avenir, qui semble compromis, c'est urgent...
-Bien sûr mon ami! s'enjoua l'oracle traînant le capitaine par le bras dans un des petits salons attenant au hall. Tenez, asseyez-vous là. »
Francis s'exécuta, s'assayant sur le large fauteuil rouge que désignait Gildas, serrant la main que lui tendait enfin ce dernier. Le militaire se détendit grâce au confort du siège, ses yeux ne tardèrent pas à se ballader dans la pièce. La décoration était superbe, bien que moins riche que le hall, un mur couvert de végéteaux apportait la confiance nécessaire à un entretient avec un devin, le rete de la pièce était d'une boiserie sombre, acceuillante, qui donnait un air rustique de familiarité. L'eaux qui coulait le long des plantes clappottait discrètement sur le sol de marbre. Un lustre d'argent produisait une lumière tamisée qui jurait tout de même avec les ténèbres de la nuit.
L'oracle regarda longement son hôte dans les yeux, le capitain soutint son regard.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 11:25

Modifié le mardi 26 février 2008 05:33

chapitre 4 suite 4

chapitre 4 suite 4
« Sa Majesté vous a salement ammoché.
-Je suis justement venu vous demander quel sera mon futur dans...
-Parlez-moi donc de la véritable raison de votre visite. Je sais que Ollea a vu ma fille et sa jeune pupille ici même, tout à l'heure. Et je connais la relation que vous entretenez avec cette millicienne.
-Pourquoi n'avoir jamais parler de votre fille auparavant?
-Pourquoi l'aurais-fais? J'avais toutes les raisons de l'éviter... Je suis le seul à connaître sa véritable nature. Si j'en avais ne serait-ce que mentionner l'existence, le roi en aurait appris plus sur elle, et l'aurait recherchée, tout comme il pourchasse cette malheureuse Lybaëlle...
-Je ne vois pas ce que viens faire la gamine dans tout ça!
- Cette réalité vous dépasse, mais elle n'est qu'une oracle de petite catégorie, aux pouvoirs mineurs.
-Pourquoi, dans ce cas, sa Majesté la veut-elle?
-Parce qu'il est fou... »
Le militaire dévisagea longtemps Gildas, hésitant entre hurler et sourire. Cette dernière réplique représentait un blasphème passible de mort, même pour le second du Royaume. Bien qu'il resta impassible, Francis savait que c'était la vérité.
« consernant votre avenir, vous n'avez pas maintes et maintes façons de vous racheter. A vrai dire, je ne vois que deux solutions. La première est la plus hasardeuse, elle consiste en me dénoncer au roi et lui expliquer en détail le complot qui se trâme dans ma tour, lui rapporter chacun de mes propos, espérant que d'en un éclat de lucidité il vous laisse la vie sauve et peut-être, un petit poste dans la milice... Ou alors, vous me rejoignez dans mon entreprise, à savoir rendre le pouvoir au véritable siouverain de ce royaume, lui qui depuis de longues années s'est exilé au delà des lilites connues du monde ».
Francis regarda son interlocuteur droit dans les yeux d'un air incrédule. Est-ce un mensonge, un test? Si tel était vraiment le cas, il devait être à la hauteur, réagir comme si chacun des mots de l'oracle était une vérité acquise et incontestable. Et si par bonheur, un coup d'état se prévoyait parmi les oracles, alors il pourrait espérer avoir une survie correct, peut-être même bonne, avec un bon poste dans l'armée ou quelque petite propriété avec un tittre symbolique. Bien sûr, en cas d'échec, il devrait faire face à la mort, mais elle serait en place publique, rapide et peu douloureuse, loin de la salle de torture du palais, ce qui en soit, est déjà enviable. C'était quitte ou double, il prendrait le risque!






# Posté le samedi 22 septembre 2007 11:28

Modifié le mardi 26 février 2008 07:53