-Vous avez fait le bon choix, capitaine. Désormais, permettez-moi de vous présenter quelqu'un... »
Gildas se leva, quittant la pièce avec un sourire flottant aux lèvres, une des pièces les plus importante de sa réussite venait d'adhérer à sa cause.
Lybaëlle et Vérala patientaient dans les appartement que le père de la guérisseuse leur avait confié, et bien que confortablement installées, l'attente leur semblait vraiment longue. Si longue qu'elle était presque inquiètante, Gildas devrait déjà les avoir rejointes. Lybaëlle sa leva du canapé sur lequel elle était lovée et vint s'asseoir auprès d'une grande baie-vitrée qui surplombait la ville dans son ensemble. Elle était tout aussi magnifique de nuit, avec les centaines d'éclairages et les bougies des balcons, mais elle était aussi bien plus calme, à la fois rassurante et angoissante. Le paradoxe était réellement insoluble pour la jeune fille. Vérala, elle avait trop longtmeps connu cette ambiance dans sa jeunesse, passée ici, à Tholgor. Elle savait que cette vielle était d'une beauté dangereuse, de nombreux assassinats étaient commis de nuit. Certains quartiers étaient de véritables coupe-gorge, mais ils étaient bien éloignés de la prestigieuse place de l'Oracle. La guérisseuse soupira bruyamment, première preuve des limites de sa patience. Elle se leva à son tour, se dirigeant vers la bibliothèque dont elle connaissait chacun des ouvrages par coeur. Des longues théories de grands scinetifiques, aux petits receuils de prophéties les plus improbables. Pensant que celle qui était au coeur de leur voyage se trouvait dans un de ces vieux bouquins poussireux qui n'avaient pas étaient ouverts depuis des lustres...Elle tendit la main et attrappa le premier manuscrit qui venait: De la basse divination aux pouvoirs des grands oracles écrit par un certain Magignus Flit. Elle s'assit de nouveau et ouvrit le livre, qui était tout aussi ennyeux que l'attente elle même. Lybaëlle s'écarta à son tour de la fenêtre, soufflant. La journée avait été longue, elle n'avait qu'une hâte, pouvoir dormir. Seulment, Gildas avait dit avoir besoin d'elle après la nuit tombée, elle du donc se résigner à l'idée de ne pas se reposer de suite. Ce qui devenait, au fil des heures, une véritable torture. Elle avait apprit tant de choses dans la journée, elle venait de se rendre compte que nombre d'individu sur cette terre la connaissait mieux qu'elle ne se connaissait elle-même. Et c'était effrayant. Elle se mit à faire les cent pas, l'ennui était la chose la plus inssuportable qu'elle n'avait jamais connu. Réalisant que s'énerver ne rimait à rien, elle fini par imiter Vérala, s'enparant d'un livre dont elle ne prit même pas la peine de regarder la couverture. L'intérieur, n'était pas passionnant, ni même interessant, mais au moins, l'occupait!


