chapitre 6: Destin Fatal (première partie)

chapitre 6: Destin Fatal (première partie)
Une jeune Elfe marchait d'un pas lent et ger dans les tortueux sentiers qui serpentaient des les profondeurs des bois. Elle était seule avec ses pensées les plus noires, mais avançait malgré elle au rythme de ses espoirs, hésitant entre continuer ou faire une nouvelle fois un demi-tour inutile, car à présent ou dans des siècles, elle devrait faire face au destin qui était sien. La visite chez Celle-Qui-Voit-Tout est toujours la période la plus sombre dans la vie d'un Elfe, c'est à cet instant qu'il se rend réellement compte de l'oeuvre infinie du monde pour laquelle il est né, c'est à cet instant qu'il sait que tous ses actes vont dans le même sens, que quoiqu'il fasse, ce qui a été prévu s'accomplira... Et cette jeune Elfe redoutait sa vocation, de toutes ses forces elle espérait que rien ne pourrait un jour contre dire ses envies, et ce jour là marquerait son courage. Et bien que sa peur de savoir fut grande, elle se devait d'en prendre connaissance, puisque l'inconnu, l'imprévu est pour ce peuple pire que la mort elle-même.
Elle déboucha enfin sur une jolie mais sombre clairière à l'aura étrange, magique et presque mystique. Le seul rayon de soleil qui perçait l'océan des branches se déposait délicatement sur l'entrée d'une grotte, une ouverture assez large, au pied d'une cascade d'où coulait une eau limpide, insistant sur la pureté du lieu qu'aucun bruit ne venait troubler. La jeune femme s'en approcha, et distinguant un escalier s'enfonçant dans les entrailles de la terre, elle suivit le chemin que lui indiquait sa conscience. Les marches étaient dures et fraîches sous ses pieds nus, comme faisant leur possible pour ne pas irriter ses sensations. Les éléments semblaient alors habités d'une âme propre, divins. L'esprit de l'Elfe vagabonda alors, se délectant de l'étendue des pouvoirs de l'antre de l'Oracle des Elfes, où cette dernière, la plus vieille d'entre tous, vivait en parfaite ermite.

# Posté le samedi 24 novembre 2007 17:32

Modifié le mardi 26 février 2008 07:58

Chapitre 6: Destin fatal (deuxième partie)

Chapitre 6: Destin fatal (deuxième partie)
[Mais bientôt ce ménagemant pris fin, et sa terreur ressurgit alors qu'elle arrivait dans les ténèbres de la première pièce. Un désagréable frisson lui parcourru le long du dos sous l'effet de la peur. Cette terreur faisait battre son coeur à la chamade, et pas après pas, sa vision d'Elfe se dégradait, puis elle ne vit plus rien. Elle connu alors la seule peur qui soit, celle de l'inconnu, ce que même les sens acérés des Elfes ne peuvent deviner. Quand elle se reconnue une fois vaincue apr l'obscurité, une chaleur bienveillante se répandit dans tout son corps. Elle voguait, glissant sur un lac de cristal noir, au grés des pouvoirs ondoyants et colériques cachés dans cette caverne. Puis ses sens lui revinrent, elle distingua alors tout ce qui s'était jusqu'alors dérobé à son regard. La pièce semblait comme au crépuscule des âges, ou au commencement des temps, sobre et vide, brillant d'une ombre translucide, comme un miroir profond des ténèbres. La jeune Elfe vit son image dans les reflets mordorés qui émanait de la pierre, mais elle ne ressemblait en rien à l'idée qu'elle se faisait d'elle-même. Elle avait bien les mêmes cheveux de bronze sombre tombant en cascade sur ses épaules et ses yeux avaient bien leur couleur vert d'eau, mais le pâle portrait qu'elle entrevoyait était triste et perdu, son visage n'avait jamais été aussi blanc et ses yeux pleuraient comme ils ne l'avaient jamais fait. Entre ses mains froides, elle tenait un magnifique diadème d'argent ouvragé aux formes de longues feuilles et fleurs entremêlées et ornées d'émeuraudes et de jaspe. La haute couronne de la reine des Elfes, ayant autrefois appartenu à sa défunte mère, se brisait entre ses doigts. Refoulant ses larmes devant cette morbide apparition, elle continua son douloureux chemin, connaissant désormais la teneur des nouvelles qu'allait lui annoncer l'Ancienne.
La
salle suivante, contraorement à celle qu'elle venait de quitter, était d'une clarté aveuglante. Les murs étaient couverts d'un crystal transparent, jouant avec la lumière issue d'une toute petite ouverture au plafond de la cavité. Un océan de turquoise, que constituait le pareterre bleu, réhaussait le tout. Au centre, luisait une grande fontaine d'argent, d'où dégoulinait des gouttes d'or. Ce luxe était la récompense à la bravoure dont avait fait preuve celui qui était arrivé jusque là. L'Elfe ne l'éprouvait pas ainsi, mais elle saurait enfin la vérité...
A sa d
roite, un pan de mur s'écarta, et la jeune femme entra dans un lieu totalement différent de celui qu'elle venait de quitter. Elle retrouva cette clairière qu'elle avait tant aimée des années auparavant. C'était celle de ses souvenirs d'enfance les plus chers, là où elle avait joué avec les animaux, là où elle avait prit conscience de ses pouvoirs, et de son amour pour ce monde et ceux qui le peuplent. Seule subsistait une légère différence. Cette musique douce et légère, cette voix fluette et ce corps enfantin assis sur le tronc de l'enfant qu'elle avait été. C'était Celle-Qui-Voit-Tout, mais où elle attendait une vieille et sage femme, la jeune Elfe trouva une simple gamine à la chevelure d'un violet intense et aux grands yeux noirs et rieurs, toute pétillante de vie. La flûte s'arrêta et la voix enfantine, réjouie, résonna:
« Princesse Ev
aëlle!Depuis le temps que je t'attends!
-J'ai enfin trouv
é le courage...
-Et dieu sai
t qu'il t'en faut, mon enfant. Cette fois son ton était plus posé, on ressentait enfin la sagesse de l'hermite. Ne me regardes pas comme ça, Evaëlle. Malgré ce qui t'attend, ton destin sera grand, bien qu'accompli malheureusement trop vite...
-Je crains de
ne pas avoir tout saisi.
-E
h bien moi, je pense le contraire. Seulement, te mentir à toi même te semble la solution rêvée. Tu souhaite simplement l'entendre de ma propre bouche, mais je ne te le dirais que quand tu aura admis la vérité, ce que les Tous-Puissants ont choisi pour toi. Maintenant, je t'écoute.
-J
e vais...mourir?
-Oui, mon e
nfant. Ta mort sera glorieuse et plus que necessaire, mais ne t'inquiètes pas, jamais tu ne sosuffrira. Physiquement, je veux dire... Beaucoup te pleurerons et te vénèrerons, ils seront tous aussi nombreux à admirer ton courage et à te considérer comme la plus illustre des Elfes.
-Q
u'adviendra-t-il de ceux que j'aime?
-Ils combattrons cha
que jour le chagrin, mais ils comprendrons rapidement.
-E
t Roamil?
-Je sais que tu le
prenais pour ton élu, mais en réalité tu bn'étais pas la sienne. Je ne dis pas par là qu'il ne t'a pas aimée, bien au contraire, mais il ne connaît pas encore celle qui deviendra sa moitié...
-Puis-
je savoir qui elle est?
-J'a
imerais pouvoir te répondre, mais ma vision est floue. Peut être n'est elle pas encore venue au monde. Je sais seulement qu'elle sera une femme belle et puissante, et qu'elle l'aimera autant que toi tu l'a aimé, sinon plus.
-Me
rci. Dit Evaëlle, une larme au coin de l'oeil. Une dernière question.
-Oui, mon enfan
t?
-Ces dieux dont vous parl
ez tout le temps? Ce sont ceux des humains, ils existent? Ai-je raison d'y croire alors que tous ceux de notre race les renient?
-Cela fait de
nombreuses questions, Princesse. Sourit l'Oracle, amusée. Tout ce que je puis avouer, c'est que les Elfes sont bien trop souvent narcissiques au point de ne pas se rendre compte des véritables pouvoirs qui règnent sur la Terre, ils sont bornés et auveugles. Nous sommes à part Evaëlle, tu peux y croire, la vie n'existerait pas sans la croyance et l'espoir. Quand l'espoir n'est plus permis, on peut, à juste titre, se rabattre sur la croyance... » Puis out s'estompa, la vieille-enfant se volatilisa, laissant derrière la clairière si famillière aux yeux d'Evaëlle.

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 12:26

Modifié le mardi 26 février 2008 08:00

chapitre 6: destin fatal(troisième partie)

chapitre 6: destin fatal(troisième partie)
Tournant le dos à tout ce qu'elle avait connu jusqu'alors, toutes années passées dans une innocente et bienheureuse ignorance, tout ce que symbolisait cette clairre en fin de compte, puis la jeune Elfe prit le chemin du retour. Mais ce n'était plus l'espoir qui la poussait vers l'avant, elle se traînait lentement aux rythme de pensées plus noires encore que ce qu'elle n'avait jamais osé imaginer. Plus noires encore que son propre désespoir, mais beaucoup plus claires et lumineuses que ce trou sombre, vide et béant qui l'attirait vers lui, comme, elle s'en rendait enfin compte, il l'avait toujours fait, matérialisé par cette grande faucheuse et considéré comme un voyage dont nul ne revient: la Mort. Des larmes coulaient librement sur ses joues, elle n'avait pas assez de courage pour les retenir plus longtemps, tous ses sens devinrent flous, sa vue se brouilla et elle n'entendit plus le doux chant des oiseaux par cette belle soirée. Comme ils étaient chanceux de ne pas connaître ce que l'avenir leur réserve, comme Evaëlle aurait aimé être l'un d'entre eux, exempte de tout souci, n'agissant que par instint. Elle en venait à detester l'intelligence que lui avait donné les cieux, sans laquelle elle ne pourrait deviner ce qu'elle ne connaîtrait jamais. Ou même l'idée de provoquer la tristesse de quelqu'un et peut être les remords d'un autre lui était insupportable, et pourtant, c'était ce qui l'attendait. Elle devait profiter une dernière fois de tous les trèsors de cette terre, dire adieu à toute chose, aimer une dernière fois le vie, qui même pour un Elfe, est parfois bien trop courte.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 14:11

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 06:24

chapitre 6: Destin fatal (quatrième partie)

chapitre 6: Destin fatal (quatrième partie)
La nuit tombait peu à peu. Cruelle, elle menait à son terme l'un des précieux jours qui restaient à la jeune princesse. Elle était rentrée au palais quelques temps auparavant, refusant toute visite, se morfondant comme une âme égarée à qui la paix éternelle semblait impossible, du moins dans la mort... Elle ressentait chacun des battements de son coeur comme un répit supplémentaire que la Nature osait lui accorder, mais combien de temps cela allait-il durer? Peut-être une heure, un jour, un an, ou même un siècle. Cependant, sa disparition était nécessaire, que ce soit dans l'instant présent ou dans un avenir proche, c'était la seule certitude à laquelle elle pouvait encore prétendre. Pendant de longues heures elle médita encore à sa condition, cherchant des explications possibles ou même des feintes pour échapper à son sort, car bien qu'elle se le niait à elle-même, elle avait peur, très peur. Mais nul ne pouvait fuir la Nature, se volatiliser sans qu'elle s'en aperçoive, elle ou les dieux des Humains, seules puissances suprêmes dans ce monde. Puis elle accepta, elle était obligée; et la colère la surprit. Comment avait-elle pu laisser couler sa vie ainsi entre ses doigts! Elle aurait dû envisager toutes les possibilités, profiter des instants passés autrement! Il était hors de question qu'elle se méprenne encore de la sorte sur la fin de ses jours, ses innombrables erreurs seraient rectifiées...

# Posté le lundi 10 décembre 2007 12:54

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 06:24

Chapitre 6: Destin fatal (fin)

Chapitre 6: Destin fatal (fin)
Seul un léger rayon du lune perçait la pénombre des appartements de la princesse Evaëlle. L'esprit vide, cette dernière se contentait d'admirer la simple et soudaine beauté de ce fil d'argent. Le désespoir cc'était évanouit, au profit de la plus terrible des résignation. Ce que le Destin avait choisi pour elle était la seule vérité, il ne pouvait en être autrement.La respiration lente, elle se leva d'un mouvement las. La grace naturelle des Elfes était maintenant bien loin, délaissée dans une terrible clairière, derrière les paroles d'une vieille-enfant. Et désormais, elle attendait; d'abord son aimé, puis la fin, ainsi qu'il devait en être; D'un pas assuré elle quitta la pièce pour s'appuyer au balcon, écoutant les triste bruit de la nuit. Il ne devrait plus tarder.
Comme pour illustrer ses pensée, une voix grave et grisante s'éleva dans une longue sérénade.Une démonstration d'amour que peu d'Elfes auraient osé, mais Roamil était si différent. Avec une souplesse démesurée, il escalada le bâtiment de bois et de feuilles pour rejoindre la jeune femme. Evaëlle se jetta alors dans ses bras, respirant son parfum capiteux, la tête nichée dans le creux de son épaule. Encore une fois, elle s'étonna de sa taille impressionante, même pour un Elfe du Nord, se délectant également de sa beauté si spéciale. Il lui passa la main dans les cheveux, lui sussurant quelques doux à l'oreille, murmurant toute la grandeur de son amour. Puis lorsqu'il déclara ne rien être sans elle, elle s'éloigna avec précaution. Son regard fuyant était embué de larmes. Deux grandes et délicates mains soulevèrent le visage de la princesse, forçant les émeuraudes en pleurs à se plonger dans l'océan gris-bleu des yeux de leur aimé. Roamil avait rapidement comprit qu'un événement d'une gravité extrême se tramait, il lui prit la mains.
« Raconte-moi.
-Tu sais, mon amour, la vie ne nous reserve parfois pas tout ce que nous espérions...
-Qu'entends-tu par là,
-Je veux dire qu'il y aura bientôt un changement brutal dans nos vies; cela arrivera bien trop tôt. Mais en attendant, il nous faut profiter de notre amour. Et de la vie... »
Un silence de mort tomba . Evaëlle n'osait plus regarder Roamil, dont l'expression de terreur marquait le visage angélique. En quelques mots, il avait comprit ce que la jeune elfe redoutait d'avoir à expliquer plus longement. Un profond malaise s'empara alors du jeune couple, si bien qu'aucun n'osait prendre la parole, ils n'en avaient pas le courage. Mais le jeune homme ne put supporter plus longtemps ce silence dans les derniers instant qu'ils pourraient passer seuls à seuls.
« Je ne pourrais jamais vivre sans toi.
-C'est inéviatable, mon amour.
-Non, je trouverais un moyen!
-C'est comme ça, tu n'y peux rein...Elle se glissa entre ses bras forts et protecteurs.
-Je refuse de laisser les choses prendre un tel tournant sans m'y opposer! Je t'aime...
-Je le sais, Roamil, moi aussi je t'aime; Mais les décisions que prend le Destin pour ses enfants ne peuvent être changées, elles sont indépendantes de notre volonté...Ou intimement liées...
-Qu'importe, il existe forcément un moyen de combattre la mort! Et ce moyen, je le trouverai, je te le jure au nom de notre amour, tout ce que j'ai de plus cher, ainsi que sur mon honneur. Evaëlle, sur tout ce que j'ai de plus précieux, tu m'entends, je te le jure. Je te sauverai, car je n'aimerai jamis que toi, c'est toi qui donne un sens à ma vie, ne l'oublies jamais. Ceci est ma volonté, et que les dieux ou même le Destin en soit témoin, je l'exécuterai aussi longtemps que j'errerai sur cette terre, jusqu'à que je trouve ce moyen ou que je trépasse à mon tour, mais nous szerons pour toujours réunis mon amour. Encore une fois, il se mit à genoux, je te le jure.
-Je t'en supplie Roamil, arrête de jurer. Ne te compromets pas pour moi. Vis et aime! C'est ce que le Destin a choisi pour toi, mon amour.
-Non, Evaëlle, tu te trompes. Mon Destin est celui que j'ai choisi pour moi, et ce Destin, c'est Toi... »

Au loin, dans une clairière perdue et oubliée de tous ou prewque, une enfant aux grands yeux violets se lamentait. D'une voix extarordinairement posée et tremblante pour son âge, elle chuchota:
« pauvres enfants, s'ils savaient... »

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 16:46

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 06:23