Le souffle court, Ambre regardait son jeune guide galoper comme un jeune bouquetin auclairde lune sur les versants abruptes de la montagne. Cette satannée montagne aux sentiers caillouteux et aux éboullis roulant fréquemment sous les pieds de la femme. Cette ascension était la plus pénible de toute celle qu'elle avait eu à faire et, dieu sait qu'elle avait dû souffrir pour escalader la Mère Maudite et fuir le palais du Maître Démon. Cette fois, il n'y avait ni neige, ni affreuses créatures derrière elle, mais son assurance de jadis s'était envolée, brisée par tous les échecs auquels elle avait dû faire face. Le temps aussi s'était écoulé, elle avait veillit. En apparence, elle avit toujours le visage de ses vingt ans, mais son regard transpirait d'une sagesse triste que seuls les plus âgés oeuvent atteindre. Elle se sentait faible et trahie. Après tant d'années, qui aurait cru que ceux en qui elle avait confiance, ceux qu'elle avait aimé auraient pu ainsi se retourner contre elle ? Même les Elfes si froids et orgueilleux, si égoïstes et intolérants l'avaient mieux traitée; elle la fille d'un démon, non du Démon.
« Madame ? Quelque chose ne va pas ? S'inquièta son jeune guide.
- Je vais bien, mon enfant, ne t'en fais pas. Je vais me reposer ici quelques instants et nous reprendrons notre chemin.
- Qu'il en soit ainsi. Déclara le jeune homme s'assayant auprès d'elle ».
Ils restèrent assis un long moment. Ambre repensa à tout ce qu'elle avait subi. Des souvenirs si vieux et si boulversants lui revinrent en mémoire. Bientôt, elle enfouit son visage au creux de ses mains et laissa des larmes chaudes s'écouler librement le long de ses joues roses.
« Ne pleurez, Madame. Ils ne valent pas une seules de vos larmes. Ce ne sont que des traîtres infâmes qui ne tarderons pas goûter à fil de ma lame pour vous avoir fait tellement souffrir !
- Je te remercie, mon enfant. Quel est ton nom ?
- Shii, Votre Grandeur.
- Il n'y a plus de Votre Grandeur, Shii. Je ne suis plus rien.
- Je n'en crois pas un mot. Pour moi, vous êtes toujours la souverraine de cette île, et tant que je vivrais, ma mission sera de vous protégez. Et soyez certaine que, moi, je ne faillirai jamais à ma parole.
- Je le sais Shii, et je t'en serais éternellement reconnaissante. Je te dois la vie.
- Vous auriez fait la même chose pour moi !
- Je l'espère de tout coeur, mon garçon. Dis, tu as quel âge ?
- 18 ans, Madame. Depuis deux semaines.
- Oh, tu es un homme à présent. Je suis désolée de t'avoir traité comme un enfant.
- Ce n'est rien, j'y suis encore habitué. Vous savez, on ne croise pas grand monde lorsqu'on vit dans les montagnes. Et puis, d'après ma mère, je ne suis encore qu'un jeune garçon et j'ai toute la vie pour devenir un homme.
- Elle a sans doute raison. J'ai une fille, moi aussi. Elle doit être à peine plus jeune que toi. Mais je n'en suis plus sûre, je ne l'ai jamais connue. Je l'ai lâchement abandonnée à son père. Tout ce que je souhaite, c'est qu'elle ne me resselble pas.
- Moi, j'espère que si ! Ambre lança à Shii un regard à la fois choqué et interrogateur. Je ne voulais pas vous offenser. Veuillez m'excuser, mais j'espère qu'elle vous ressemble trait pour trait. Ce serait dommage que vous ne lui aillez pas transmis votre incroyable beauté, ou au moins la couleur de vos cheveux. Ambre sourit, observant d'un oeil doux une ses mèches cuivrées.
- Merci, Shii. C'est bien la première fois depuis des mois que quelqu'un parvient à me faire sourire. Je t'en suis doublement reconnaissante. J'aurais aimé trouver un homme comme toi quand j'étais jeune, et je souhaite la même chose pour ma fille. Malgré ma lacheté, je n'ai jamais cessé de l'aimer, de tout mon coeur, tout comme son père.
- Qui est-il ?
- Taralion, le roi des Elfes.
- Cette jeune fille est alors la plus importante du monde !
- Oh oui, et bien plus que tu ne le crois... »
Bientôt, ils reprirent leur pénible marche vers le sommet, seulement éclairés par quelques rayons de lune. Ambre était épuisée, mais il fallait continuer, sans s'arrêter. De nombreux hommes devaient être sur leurs talons et, leur longue pause avait énormément réduit leur avance. Les heures défilaient et les pensées de l'ancienne souveraine se concentraient uniquement sur un petit visage, aux grands yeux bleus, celui de sa fille, telle qu'elle avait connue. Un pied devant l'autre, ne voyant plus que le bleus de ces yeux rieurs, Ambre parvint à rester debout. Shii finit par s'arrêter. Ils se tenaient devant un immense château, ou plutôt devant d'immenses ruines. Ce bâtiment avait dû être une spelendeur parmi les splendeur de l'époque. Construit de pierres tailles d'une teinte claire, presque blanche, il avait spuremment brillé de mille éclats au soleil. Il n'y avait plus de porte, mais l'espace vide de l'entrée laissait présager qu'elle était gigantesque, à l'image de ce palais. Shii entra et Ambre, fascinée, le suivit rapidemment. À l'intérieur, tout avait été de marbre et d'or. Il était aisé de le deviner, bien qu'il n'en restât plus grand chose. Sans hésiter, Shii longea le couloir et pénétra dans une pièce sur la gauche. On distinguait grâce à la faible lumière nocture les traces d'antiques peintures. Mais la souveraine déchue ne pu s'attarder dessus, Shii avait déjà continué son chemin à travers le magnifique château. Dans un coin sombre, il sauta sur la première marche d'un ancien escalier que l'on pouvait atteindre. Il aida Ambre à grimper. Lorsque ils furent assez loin du début de l'escalier, Shii leva les bras aussi heut qu'il put et incanta dans une langue étrangère à Ambre. Cette dernière entendit de nombreux cris derrière elle. Shii venait de tuer de nombreux hommes pour la protéger, mais avant qu'elle n'eu dit un mot, le jeune homme lui attrappa la main et la tira vers l'avant. Elle ne pouvait plus se retourner. La lumière dissipa les ténèbres dans lesquelles étaient plongées les dernières marches. Ambre se précipita dehors, respirant l'air frais à pleins poumons : elle détestait par dessus tout l'obscurité. En fait, elle en avait peur. Shii barricada la sortie. Pour tout justification, il murmurra : « il en viendra d'autres ». Ambre hocha la tête et regarda autours d'elle. Ils étaient coincés, perchés sur la plus haute tour du bâtiment. Le coeur battant à la chamade, elle plongea ses yeux dans ceux de Shii. Ce pouvait-il qu'un être aussi adorable l'ai également trahit ? Mais ses bras l'attirèrent contre lui. Il lui carressa les cheveux et saisit son visage à deux mains, posant un délicat baiser sur ses lèvres. Impuissante, elle le laissa faire. Mieux elle le lui rendit, l'embrassant fougueusement, avant de se blottir au creux de se épaules.
« Je suis désolé, dit le jeune homme. Je ne voulait pas, mais... Je ne sais pas, je n'ai pas pu m'en empêcher. Il tomba à genoux. Votre Grandeur, je vous impore de me pardonner. Ambre lui tendit la main et l'aida à se relever.
- je te l'ai déjà dit, Shii. Il n'y a pas de Votre Grandeur. Il y a juste Ambre. Mais tu n'as pas à t'excuser, tout est de ma faute, j'en avait tellement envie. Elle porta les mains à son cou, défit un de ses colliers et le tendit au garçon. Garde-le, c'est de sa faute, j'en suis désolée.
- Comment peut-il être la cause de ce baiser. Vous perdez la raison, Madame ! C'est tout simplement que depuis que je vous ai vu, je ne puis m'empêcher de brûler d'amour vous...
- Je sais, mon enfant. L'Ambre Sacrée à eu le même effet sur moi.
- Non, je refuse de croire qu'une vulgaire pierre peut ainsi influer sur les sentiments d'une personne.
Il lui remit la pierre autours du cou. Je suis désolé pour ce qui vient de ce passer, j'espère que ça ne se reproduira plus... Maintenant, reprenons. »
Shii se dirigea vers le toit et se baissa tellemt que Ambre hurla, de peur de le voir tomber, mais remonta bientôt sur la tour, un bout d'os entre les mains. Il sourit et cuchotta à Ambre qu'il ne fallait pas s'inquiètait pour lui, il savait ce qu'il faisait. Puis il souffal dans le bout d'os, l'utilisant comme un sifflet. Rien ne se produisit, pas même un son, mais le jeune homme avait l'air si confiant que la souveraine n'osa poser aucune question. Un vent irrégulier se leva dans les instnts suivants. Si violent qu'Ambre, angoissée, confia à Shii sa terreur. Mais au lieu de la réconforter, il explosa de rire. Fâchée, Ambre lui demanda sèchement pourquoi il se moquait ainsi d'elle. Il s'excusa avant de désigner une forme noire dans le ciel.
« Ce n'est pas un vent violent, mon amour... C'est ma mère. Le dernier des Douze, comme on la nomme le plus souvent.
- Le dernier des Douze ?
- Oui, Souveraine des humains ! La dernière des Douze, Heliya : maîtresse du vent et du feu, de la terre et de l'eau, pour vous servir. »
La voix avait résonné dans son esprit, claire, garve et soumise. Ambre n'y croyait à peine. La dernière de tous les Dragons du monde s'était soumise à elle, lui offrant sa protection, son aide et son affection la plus profonde.
un chapitre court mais un article très long^^
dîtes ce que vous en pensez...
« Madame ? Quelque chose ne va pas ? S'inquièta son jeune guide.
- Je vais bien, mon enfant, ne t'en fais pas. Je vais me reposer ici quelques instants et nous reprendrons notre chemin.
- Qu'il en soit ainsi. Déclara le jeune homme s'assayant auprès d'elle ».
Ils restèrent assis un long moment. Ambre repensa à tout ce qu'elle avait subi. Des souvenirs si vieux et si boulversants lui revinrent en mémoire. Bientôt, elle enfouit son visage au creux de ses mains et laissa des larmes chaudes s'écouler librement le long de ses joues roses.
« Ne pleurez, Madame. Ils ne valent pas une seules de vos larmes. Ce ne sont que des traîtres infâmes qui ne tarderons pas goûter à fil de ma lame pour vous avoir fait tellement souffrir !
- Je te remercie, mon enfant. Quel est ton nom ?
- Shii, Votre Grandeur.
- Il n'y a plus de Votre Grandeur, Shii. Je ne suis plus rien.
- Je n'en crois pas un mot. Pour moi, vous êtes toujours la souverraine de cette île, et tant que je vivrais, ma mission sera de vous protégez. Et soyez certaine que, moi, je ne faillirai jamais à ma parole.
- Je le sais Shii, et je t'en serais éternellement reconnaissante. Je te dois la vie.
- Vous auriez fait la même chose pour moi !
- Je l'espère de tout coeur, mon garçon. Dis, tu as quel âge ?
- 18 ans, Madame. Depuis deux semaines.
- Oh, tu es un homme à présent. Je suis désolée de t'avoir traité comme un enfant.
- Ce n'est rien, j'y suis encore habitué. Vous savez, on ne croise pas grand monde lorsqu'on vit dans les montagnes. Et puis, d'après ma mère, je ne suis encore qu'un jeune garçon et j'ai toute la vie pour devenir un homme.
- Elle a sans doute raison. J'ai une fille, moi aussi. Elle doit être à peine plus jeune que toi. Mais je n'en suis plus sûre, je ne l'ai jamais connue. Je l'ai lâchement abandonnée à son père. Tout ce que je souhaite, c'est qu'elle ne me resselble pas.
- Moi, j'espère que si ! Ambre lança à Shii un regard à la fois choqué et interrogateur. Je ne voulais pas vous offenser. Veuillez m'excuser, mais j'espère qu'elle vous ressemble trait pour trait. Ce serait dommage que vous ne lui aillez pas transmis votre incroyable beauté, ou au moins la couleur de vos cheveux. Ambre sourit, observant d'un oeil doux une ses mèches cuivrées.
- Merci, Shii. C'est bien la première fois depuis des mois que quelqu'un parvient à me faire sourire. Je t'en suis doublement reconnaissante. J'aurais aimé trouver un homme comme toi quand j'étais jeune, et je souhaite la même chose pour ma fille. Malgré ma lacheté, je n'ai jamais cessé de l'aimer, de tout mon coeur, tout comme son père.
- Qui est-il ?
- Taralion, le roi des Elfes.
- Cette jeune fille est alors la plus importante du monde !
- Oh oui, et bien plus que tu ne le crois... »
Bientôt, ils reprirent leur pénible marche vers le sommet, seulement éclairés par quelques rayons de lune. Ambre était épuisée, mais il fallait continuer, sans s'arrêter. De nombreux hommes devaient être sur leurs talons et, leur longue pause avait énormément réduit leur avance. Les heures défilaient et les pensées de l'ancienne souveraine se concentraient uniquement sur un petit visage, aux grands yeux bleus, celui de sa fille, telle qu'elle avait connue. Un pied devant l'autre, ne voyant plus que le bleus de ces yeux rieurs, Ambre parvint à rester debout. Shii finit par s'arrêter. Ils se tenaient devant un immense château, ou plutôt devant d'immenses ruines. Ce bâtiment avait dû être une spelendeur parmi les splendeur de l'époque. Construit de pierres tailles d'une teinte claire, presque blanche, il avait spuremment brillé de mille éclats au soleil. Il n'y avait plus de porte, mais l'espace vide de l'entrée laissait présager qu'elle était gigantesque, à l'image de ce palais. Shii entra et Ambre, fascinée, le suivit rapidemment. À l'intérieur, tout avait été de marbre et d'or. Il était aisé de le deviner, bien qu'il n'en restât plus grand chose. Sans hésiter, Shii longea le couloir et pénétra dans une pièce sur la gauche. On distinguait grâce à la faible lumière nocture les traces d'antiques peintures. Mais la souveraine déchue ne pu s'attarder dessus, Shii avait déjà continué son chemin à travers le magnifique château. Dans un coin sombre, il sauta sur la première marche d'un ancien escalier que l'on pouvait atteindre. Il aida Ambre à grimper. Lorsque ils furent assez loin du début de l'escalier, Shii leva les bras aussi heut qu'il put et incanta dans une langue étrangère à Ambre. Cette dernière entendit de nombreux cris derrière elle. Shii venait de tuer de nombreux hommes pour la protéger, mais avant qu'elle n'eu dit un mot, le jeune homme lui attrappa la main et la tira vers l'avant. Elle ne pouvait plus se retourner. La lumière dissipa les ténèbres dans lesquelles étaient plongées les dernières marches. Ambre se précipita dehors, respirant l'air frais à pleins poumons : elle détestait par dessus tout l'obscurité. En fait, elle en avait peur. Shii barricada la sortie. Pour tout justification, il murmurra : « il en viendra d'autres ». Ambre hocha la tête et regarda autours d'elle. Ils étaient coincés, perchés sur la plus haute tour du bâtiment. Le coeur battant à la chamade, elle plongea ses yeux dans ceux de Shii. Ce pouvait-il qu'un être aussi adorable l'ai également trahit ? Mais ses bras l'attirèrent contre lui. Il lui carressa les cheveux et saisit son visage à deux mains, posant un délicat baiser sur ses lèvres. Impuissante, elle le laissa faire. Mieux elle le lui rendit, l'embrassant fougueusement, avant de se blottir au creux de se épaules.
« Je suis désolé, dit le jeune homme. Je ne voulait pas, mais... Je ne sais pas, je n'ai pas pu m'en empêcher. Il tomba à genoux. Votre Grandeur, je vous impore de me pardonner. Ambre lui tendit la main et l'aida à se relever.
- je te l'ai déjà dit, Shii. Il n'y a pas de Votre Grandeur. Il y a juste Ambre. Mais tu n'as pas à t'excuser, tout est de ma faute, j'en avait tellement envie. Elle porta les mains à son cou, défit un de ses colliers et le tendit au garçon. Garde-le, c'est de sa faute, j'en suis désolée.
- Comment peut-il être la cause de ce baiser. Vous perdez la raison, Madame ! C'est tout simplement que depuis que je vous ai vu, je ne puis m'empêcher de brûler d'amour vous...
- Je sais, mon enfant. L'Ambre Sacrée à eu le même effet sur moi.
- Non, je refuse de croire qu'une vulgaire pierre peut ainsi influer sur les sentiments d'une personne.
Il lui remit la pierre autours du cou. Je suis désolé pour ce qui vient de ce passer, j'espère que ça ne se reproduira plus... Maintenant, reprenons. »
Shii se dirigea vers le toit et se baissa tellemt que Ambre hurla, de peur de le voir tomber, mais remonta bientôt sur la tour, un bout d'os entre les mains. Il sourit et cuchotta à Ambre qu'il ne fallait pas s'inquiètait pour lui, il savait ce qu'il faisait. Puis il souffal dans le bout d'os, l'utilisant comme un sifflet. Rien ne se produisit, pas même un son, mais le jeune homme avait l'air si confiant que la souveraine n'osa poser aucune question. Un vent irrégulier se leva dans les instnts suivants. Si violent qu'Ambre, angoissée, confia à Shii sa terreur. Mais au lieu de la réconforter, il explosa de rire. Fâchée, Ambre lui demanda sèchement pourquoi il se moquait ainsi d'elle. Il s'excusa avant de désigner une forme noire dans le ciel.
« Ce n'est pas un vent violent, mon amour... C'est ma mère. Le dernier des Douze, comme on la nomme le plus souvent.
- Le dernier des Douze ?
- Oui, Souveraine des humains ! La dernière des Douze, Heliya : maîtresse du vent et du feu, de la terre et de l'eau, pour vous servir. »
La voix avait résonné dans son esprit, claire, garve et soumise. Ambre n'y croyait à peine. La dernière de tous les Dragons du monde s'était soumise à elle, lui offrant sa protection, son aide et son affection la plus profonde.
un chapitre court mais un article très long^^
dîtes ce que vous en pensez...


