Evaëlle et Roamil avançaient seuls dans ce véritable dédale, où aucun bruit ne venait troubler la quiétude des lieux. Le palais semblait désert, mais quelques Elfes déambulaient discrètement au hasard des couloirs, à peine distingables. La princesse se dirigeait droit vers la salle des Anciens, celle où le roi siègeait durant ses heures de conseil. Et elles étaient nombreuses. Les Elfes, ces êtres qui avait l'air si calmes, devenaient très virulants lorsque, d'après eux, on leur portait préjudice et, la mission première du souverain était de garantir et de maintenir la paix.
Bientôt, ils s'arrêtèrent devant une porte haute et translucide, incrustée de gemmes symbolisant des scènes de la justice elfique. Doucement, Evaëlle tourna la poignée et fit signe à son élu de la suivre, silencieusement.
À l'intérieur, Taralion écoutait les doléances d'un groupe d'hommes, distraitement. Alors que le ton d'un des intervenants montait, le roi remarque l'arrivée de sa fille. D'un signe de la main, il fit taire l'homme qui était désormais presque menaçant. Découvrant la présence de la princesse, il s'agenouilla puis quitta la salle, immité par ses compagnons. Avec un grand sourire, le monarque vint embrasser la princesse.
« Ciëo, mon enfant. Tu étais partie sans me prévenir...
- Je sais père. J'ai fait ce que m'a dicté mon instinct. Répondit-elle humblement.
- Je n'en ai jamais douté. Mais peut importe.
- Merci père. Je suis ainsi partie, car je savais qui je rencontrerai, accompagnant Roamil et ses guerriers.
- Et qui as-tu rencontré, mon enfant ?
- Ma soeur.
- Lybaëlle ? Tu en es sûre.
- Aussi sûre qu'elle a tes yeux et la flamboyante chevelure d'Ambre. À part ce futile détail, elle te ressemble trait pour trait.
- Sait-elle que je suis son père ? Demanda Taralion
- Elle le saura dés qu'elle posera les yeux sur toi.
- Alors j'irai la voir, c'est le seul moyen.
- Le seul moyen de quoi, père?
- Qu'elle me pardonne. Evaëlle, je l'ai abandonné ! Je n'ai pas fait mieux que sa mère...
- Elle comprendra. J'en suis certaine.
- Comment peux-tu être aussi optimiste ? Je t'envie réellement.
- Tu t'aperçevras bien vite que j'avais raison, père. » Avec un joli sourire qui se voulait rassurant, elle sortit de la pièce, laissant seuls les deux hommes de sa vie.
Roamil et le monarque se connaissaient depuis presque toujours. Malgré sa figure encore juvénile, le jeune Elfe était certainement le meilleur guerrier de toute la cité. Doux comme un agneau dans sa vie de tous les jours, il était aussi impitoyable que les Démons sur un champ de bataille. Ses dons de stratège lui avait valu le titre de général et, tous ceux qui pensaient qu'il le devait à sa relation avec la princesse se trompaient lourdement, s'en rendant parfois compte à leurs dépends.
« Des pertes ? l'interrogea le roi
- Aucune, Majesté. Quelques bléssés, mais rien de grave, guère plus que des égratinures.
- Combien d'Humains sont morts ?
- Nous n'avons pas prit le temps de compter les cadavres, Majesté. Mais ils étaient nombreux.
- Quels gâchis ! Si tous ces hommes pouvaient savoir qui ils combattent vraiment, ils cesseraient d'accomplir les moindres désir d'un faux souverain. Nous devons chercher l'héritier légitime.
- Nous savons où il est, Altesse. Mais il y a un détail majeur à régler avant ce problème de filiature.
- Je sais. Tous les matins en me levant, j'entends les cris de ces immondes créatures par delà l'océan.
- Moi aussi. Mais ils ne sont pas encore prêts.
- Il le seront, tôt ou tard.
- C'est pour ça que nous devions retrouver votre fille cadette, Majesté.
- Oui, l'Elue. Pourquoi a-t-il fallu que cette charge tombe sur ses épaules ? Elle aurait pu mener une existence tranquille. Ici, en Imlarys, à mes côtés... »
Bientôt, ils s'arrêtèrent devant une porte haute et translucide, incrustée de gemmes symbolisant des scènes de la justice elfique. Doucement, Evaëlle tourna la poignée et fit signe à son élu de la suivre, silencieusement.
À l'intérieur, Taralion écoutait les doléances d'un groupe d'hommes, distraitement. Alors que le ton d'un des intervenants montait, le roi remarque l'arrivée de sa fille. D'un signe de la main, il fit taire l'homme qui était désormais presque menaçant. Découvrant la présence de la princesse, il s'agenouilla puis quitta la salle, immité par ses compagnons. Avec un grand sourire, le monarque vint embrasser la princesse.
« Ciëo, mon enfant. Tu étais partie sans me prévenir...
- Je sais père. J'ai fait ce que m'a dicté mon instinct. Répondit-elle humblement.
- Je n'en ai jamais douté. Mais peut importe.
- Merci père. Je suis ainsi partie, car je savais qui je rencontrerai, accompagnant Roamil et ses guerriers.
- Et qui as-tu rencontré, mon enfant ?
- Ma soeur.
- Lybaëlle ? Tu en es sûre.
- Aussi sûre qu'elle a tes yeux et la flamboyante chevelure d'Ambre. À part ce futile détail, elle te ressemble trait pour trait.
- Sait-elle que je suis son père ? Demanda Taralion
- Elle le saura dés qu'elle posera les yeux sur toi.
- Alors j'irai la voir, c'est le seul moyen.
- Le seul moyen de quoi, père?
- Qu'elle me pardonne. Evaëlle, je l'ai abandonné ! Je n'ai pas fait mieux que sa mère...
- Elle comprendra. J'en suis certaine.
- Comment peux-tu être aussi optimiste ? Je t'envie réellement.
- Tu t'aperçevras bien vite que j'avais raison, père. » Avec un joli sourire qui se voulait rassurant, elle sortit de la pièce, laissant seuls les deux hommes de sa vie.
Roamil et le monarque se connaissaient depuis presque toujours. Malgré sa figure encore juvénile, le jeune Elfe était certainement le meilleur guerrier de toute la cité. Doux comme un agneau dans sa vie de tous les jours, il était aussi impitoyable que les Démons sur un champ de bataille. Ses dons de stratège lui avait valu le titre de général et, tous ceux qui pensaient qu'il le devait à sa relation avec la princesse se trompaient lourdement, s'en rendant parfois compte à leurs dépends.
« Des pertes ? l'interrogea le roi
- Aucune, Majesté. Quelques bléssés, mais rien de grave, guère plus que des égratinures.
- Combien d'Humains sont morts ?
- Nous n'avons pas prit le temps de compter les cadavres, Majesté. Mais ils étaient nombreux.
- Quels gâchis ! Si tous ces hommes pouvaient savoir qui ils combattent vraiment, ils cesseraient d'accomplir les moindres désir d'un faux souverain. Nous devons chercher l'héritier légitime.
- Nous savons où il est, Altesse. Mais il y a un détail majeur à régler avant ce problème de filiature.
- Je sais. Tous les matins en me levant, j'entends les cris de ces immondes créatures par delà l'océan.
- Moi aussi. Mais ils ne sont pas encore prêts.
- Il le seront, tôt ou tard.
- C'est pour ça que nous devions retrouver votre fille cadette, Majesté.
- Oui, l'Elue. Pourquoi a-t-il fallu que cette charge tombe sur ses épaules ? Elle aurait pu mener une existence tranquille. Ici, en Imlarys, à mes côtés... »

